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La DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency pour ceux qui ne sont pas familiers de ce blog) vient d’expérimenter un prototype de train d’atterrissage robotisé destiné à permettre à un hélicoptère de se poser sur un terrain irrégulier.

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Ce train d’atterrissage est constitué de quatre « jambes » articulées et repliables, munies chacune de capteurs de contact capables de mesurer la force exercée sur le membre. Lorsque ce dernier touche le terrain, le système robotisé asservi a pour mission de faire en sorte que l’hélicoptère reste à l’horizontale, et que le rotor ne soit pas incliné pour ne pas risquer de toucher le terrain. Evidemment, c’est au pilote de juger si le terrain choisi ne pose pas un problème insoluble au système, en cas de dévers trop important, par exemple (en l’occurrence, les pentes considérées ne doivent pas dépasser 20 degrés).

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Ce train robotisé permet également d’optimiser l’amortissement lors de l’atterrissage. Enfin, l’utilisation dans le cadre d’appontage sur des navires par forte houle est directement envisagée. Le concept du train d’atterrissage robotisé est présenté dans la vidéo ci-après.

L’hélicoptère lui-même ne nécessite pas d’autre modification – mais pour en être certain, la DARPA a préféré utiliser un hélicoptère radiocommandé lors des essais (!). Le prototype a été développé dans le cadre du projet baptisé MAR pour Mission Adaptive Rotor – le système est en cours de développement, ce dernier étant assuré par l’université Georgia Tech.

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La société Raytheon a développé un mini-missile à guidage laser destiné à équiper les fantassins et les forces spéciales. Le missile Pike, son petit nom, mesure 43 cm de long pour un calibre de 40mm, et pèse moins de 900g. Tiré par un lance-grenade monté sur une arme automatique comme le M320, il peut atteindre une cible à 2km de distance (cette dernière devant être illuminée par un laser).

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Bien plus compact qu’un missile Javelin, le Pike possède néanmoins une tête explosive à fragmentation, suffisante pour un emploi dans un contexte de guérilla urbaine. L’innovation réside dans la miniaturisation de l’électronique embarquée du Pike mais aussi dans son comportement.

Il est en effet possible de lancer le missile en tir balistique, et de n’illuminer la cible qu’après le missile tiré. Une fois lancé, le Pike cherche en effet la réflexion du laser, et s’oriente de manière autonome en fonction de cette détection. Selon Raytheon, le missile n’émet pas de fumée en vol, pour accroître sa discrétion. L’innovation réside également dans la protection de cette électronique embarquée dans un si petit format, puisque celle-ci doit subir sans dommages des accélérations impressionnantes en une fraction de seconde. Pas évident en termes d’ingénierie.

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Ce missile a été présenté lors de l’exposition AUSA à Washington ces derniers jours ; la société Raytheon a annoncé que le missile Pike avait été testé avec succès en conditions opérationnelles. Une version future devrait voir le jour, en particulier capable d’être tirée depuis un drone.

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Il y a de cela quelques mois, le sujet des survols de sites sensibles ou urbains par des drones non identifiés posait le problème de leur détection et de leur neutralisation (par brouillage ou tir) – des solutions seront d’ailleurs bientôt dévoilées par les industriels français. Boeing a pris les devants en dévoilant récemment une solution de canon laser « low cost », le CLWS pour Compact Laser Weapon System.

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L’idée est ainsi de disposer d’un système portable constitué d’un laser invisible à énergie dirigée (2kW) capable de perforer un drone aérien en moins de 15 secondes. Le système est compact (il est transportable dans un coffre de voiture), et ne nécessite deux techniciens pour l’installer et un opérateur pour le contrôler – il est opérationnel en quelques minutes une fois branché sur une simple prise de 220V.

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L’opérateur contrôle le système à l’aide… d’une manette de XBOX 360 (ce qui rend aisé le remplacement de matériel défectueux). Une fois la cible présente dans la zone de détection du radar intégré dans le CWLS (a priori un rayon de 40km), le système passe en mode automatique pour réaliser un suivi de cible. Le ciblage est suffisamment précis pour viser un point donné sur le drone (structure, aile, charge utile..) comme le montre la vidéo ci-dessous.

Boeing avait déjà dévoilé un démonstrateur de ce concept : le High Energy Laser Mobile Demonstrator (HEL MD) destiné à équiper des véhicules de l’US Army. Le laser CWLS est également capable, in fine, de fonctionner sur un porteur mobile, fournissant ainsi une solution intéressante pour la protection de sites étendus.

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Bon, ce n’est pas de la technologie militaire à proprement parler mais une série de photos des missions Apollo 7 (premier vol d’essai habité) à Apollo 17 (1972) vient d’être rendue publique sur FlickR, et ce sont des photos fascinantes. Cela dit, le programme Apollo a causé une accélération du rythme du développement technologique, notamment en informatique et en électronique – donc on est dans le sujet de ce blog. Et puis, après tout, il faut bien se détendre.

Vous trouverez ce remarquable album sur cette page.

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Il y a déjà quelques temps, j’avais parlé sur ce blog de l’accélération de la recherche visant à développer un ordinateur quantique (QC pour Quantum Computer) – vous trouverez l’article sur cette page. On rappelle qu’un QC est un ordinateur qui manipule des qbits, donc des bits d’information qui au lieu de prendre la valeur 0 ou 1, sont dans les deux états à la fois, ainsi que dans toutes les combinaisons possibles de ces états. Le résultat, bien qu’intuitivement difficile à appréhender, est un supercalculateur capable de cribler en parallèle un espace de recherche mathématique, avec pour résultat qu’une clé de chiffrage de 700 bits serait déchiffrée en quelques secondes au lieu d’une année actuellement avec l’aide de 400 ordinateurs.

La National Security Agency américaine (NSA) a publié récemment sur son site (voir cette page) une déclaration annonçant la transformation des algorithmes de chiffrement actuellement utilisés par la défense et le gouvernement américains en nouveaux algorithmes capables de résister à un ordinateur quantique. Je vous laisse lire en version originale :

« we will initiate a transition to quantum resistant algorithms in the not too distant future. Based on experience in deploying Suite B, we have determined to start planning and communicating early about the upcoming transition to quantum resistant algorithms. Our ultimate goal is to provide cost effective security against a potential quantum computer. »

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Les codes type RSA ou Diffie-Hellman (je laisse les lecteurs faire une recherche sur ces algorithmes pour ne pas inutilement alourdir la lecture) sont directement et facilement déchiffrables par un ordinateur quantique, puisque reposant sur  la difficulté à résoudre des problèmes mathématiques complexes comme la factorisation de nombres premiers ou les courbes elliptiques. Des problèmes pour lesquels les QC sont particulièrement adaptés.

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A l’inverse, les spécialistes en cryptographie ont depuis longtemps anticipé cette « course au chiffrement » pour développer des algorithmes difficiles à déchiffrer par un QC. Ainsi, la cryptographie fondée sur les « lattices » (surfaces maillées multidimensionnelles) joue sur la difficulté à localiser un point dans une surface à plus de 500 dimensions. Sans rentrer dans les détails, dans ce type de codage, une position dans l’espace multidimensionnel représente la clé publique, alors que le plus proche point à localiser correspond à la clé privée. D’autres algorithmes « QC-résistants » existent, comme par exemple les codages reposant sur l’utilisation  d’équations polynomiales complexes.

Toutefois, même ces nouveaux algorithmes peuvent être « cassés », comme l’a montré l’an dernier une équipe du Government Communications Headquarters (GCHQ) britannique en publiant une faiblesse exploitable par un QC dans leur code à base de lattice baptisé « Soliloquy », déclenchant ainsi une tempête dans la communauté des cryptographes (discrète s’il en est : ce n’est pas passé sur France télévisions…).

Le résultat : une recherche effrénée aujourd’hui pour identifier les algorithmes capables d’être déchiffrés par un QC et ceux qui ne le sont – pour l’instant – pas. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c’est que la NSA est donc en train de prendre des précautions par anticipation sur une technologie potentiellement menaçante, avant même que cette technologie ne soit développée et ne montre ses capacités. Un peu comme si nous développions un système de défense contre « l’Etoile Noire » afin d’éviter qu’elle ne détruise notre planète…

 

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Bien qu’étant notoirement un hypocondriaque de classe mondiale, de temps en temps, il me semble utile de parler de la manière dont l’innovation technologique peut contribuer à sauver des vies. En l’occurrence, en traitant l’une des causes majeures de décès sur le champ de bataille : la perte de sang massive suite à une blessure.

Des solutions modernes existent pourtant, comme la gaze de combat (la, pas le…) comme le QuikClot, imprégnée de Kaolin, afin d’assécher la blessure, ou encore les bandages à base de chitine, qui se soudent sur les bords de la blessure. Mais la pression du sang est telle que ces produits restent à la surface, et ne peuvent pénétrer dans les blessures profondes.

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Des chercheurs à l’Université de Colombie Britannique, avec à leur tête Christian Kastrup ont planché sur une nouvelle solution, qui passe par une approche originale : une explosion de bulles de gaz.

Le procédé combine un bandage avec des agents comme le carbonate de calcium, la thrombine (un agent coagulant) et l’acide tranexamique, connu pour développer une action antihémorragique par inhibition de l’activité de la plasmine (un enzyme anticoagulant). Dès que le pansement imprégné touche la blessure, la poudre de carbonate de calcium réagit avec l’acide et l’eau contenue dans le sang, mousse, explose, et propulse les molécules actives au cœur de la blessure. La vidéo ci-dessous présente le concept.

Bon, pour le moment, seuls des animaux ont été testés ; mais la technique, originale, semble prometteuse, à condition de pouvoir maîtriser davantage la déperdition des molécules, puisque l’explosion provoquée est aujourd’hui isotrope, et propulse les agents dans toutes les directions. L’image ci-dessous montre l’explosion de la poudre (à droite) par rapport à la même diffusion sans l’agent propulsant.

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Le ciblage de la zone à traiter doit donc encore être perfectionné – mais l’espoir est là. Une avancée importante qui pourrait sauver de nombreuses vies en opérations.

 

2 Pingers U + gaine thermo-soudée +pièce + fond blanc

La société française Hear&Know dévoile aujourd’hui son concept « C-Cada Pusher », un dispositif combinant un récepteur, un accéléromètre et une boussole, qui permet de localiser un objet avec une précision supérieure ou égale à celle d’un GPS.

L’idée est ainsi de pouvoir localiser des équipes ou des personnes dans un environnement risqué ou hostile, sans avoir un accès sécurisé à une localisation via GPS (facile à brouiller ou parfois inaccessible en intérieur), de pouvoir localiser des biens ou des véhicules à l’intérieur ou l’extérieur, et ce sans avoir besoin d’une carte SIM.

Logger

Dans le monde des objets communicants géolocalisables, la technologie la plus utilisée repose sur des « tags » transmettant un signal aux systèmes de localisation. Ces tags sont généralement peu coûteux, et ne possèdent pas d’intelligence embarquée.

Logger dans valise

Le système C-Cada pusher, en revanche, semble capable de se géolocaliser lui-même en utilisant une combinaison de différentes techniques : GPS, wi-fi et bluetooth, ondes radio, centrale inertielle, GSM, accéléromètre… tout ceci dans un facteur de forme très réduit (voir ci-dessus). Le système utilise notamment une base de données recensant des millions de relais de transmission radio géolocalisés.

Capteurs

L’idée est ainsi de tirer parti de la couverture existante en termes de GSM, de radios, télévisions ou réseaux locaux pour pouvoir se géolocaliser, sans devoir transmettre d’information puisque la fonction est maintenue au niveau du système lui-même.

Cette annonce intervient au moment où le secrétaire d’état américain à la Défense, Ash Carter, renouvelle ses critiques vis-à-vis du système GPS, et cherche à identifier auprès des startups de la Silicon Valley une alternative au GPS pour permettre la géolocalisation, dans le domaine de l’internet des objets (sic) – voir par exemple son interview dans la revue National Defense.

Il déclare ainsi qu’au lieu de s’appuyer sur l’utilisation d’un satellite, chaque équipement devrait être équipé d’un dispositif micro-électromécanique, reposant sur « une centrale inertielle de navigation, des accéléromètres et des horloges de haute précision ». Un concept qui fait donc furieusement penser au produit de la société Hear & Know. A bon entendeur…

Hear & Know est une société française, dont vous trouverez la présentation sur cette page (non, je n’ai pas d’actions…). C’est l’une des dix start-ups sélectionnées parmi plus de 160 entreprises européennes candidates pour intégrer Scale up Start up un programme d’accélération de start-ups actives dans le domaine de l’internet des objets.

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On se souvient de la spéculation autour de quelques images et vidéo floues (c’est fou comme les vidéos présentant des concepts avancés ont tendance à être floues et de mauvaise qualité – tant qu’à parler de High-Tech, autant investir dans un bon caméscope…), comme celle-ci montrant prétendument un « soldat invisible » monter dans un char en Irak. Mouais.

L’information de ce jour est plus qualifiée : il s’agit d’une équipe de recherche académique à l’université de Californie à San Diego travaillant sur le concept de « cape d’invisibilité ». Ou plus exactement, de « cape à base de métasurface diélectrique » (sic). Et leurs travaux ont attiré l’attention du Pentagone.

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En 2006, des chercheurs de l’université de Duke avaient démontré qu’il était possible de modifier des ondes électromagnétiques en les absorbant et en les redirigeant. Bien qu’il ne s’agisse pas de longueurs d’ondes visibles, les chercheurs avaient rendu, en deux dimensions, un objet presque invisible aux micro-ondes (voir ci-dessous). Le souci : le matériau utilisé devait être à peu près 10 fois plus épais que la longueur d’onde visée.

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Aujourd’hui, Boubacar Kante et son équipe de l’université de San Diego ont annoncé qu’ils avaient mis au point un matériau ultra-fin, permettant de réaliser une « cape » de Teflon incorporant des micro-particules de céramique. Le résultat : pour dévier une longueur d’onde de 3cm (un radar naval, par exemple), la « cape » ne doit plus être épaisse que de 3mm. Pour une longueur d’onde de 500 nanomètres (lumière visible), l’épaisseur du matériau doit être de quelques dizaines de nanomètres. Autre avantage : les particules de métal auparavant utilisées avaient tendance à absorber les longueurs d’ondes visibles, rendant l’objet recouvert plus sombre – ce défaut n’existe plus avec les microparticules de céramique.

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Outre l’épaisseur, les limitations du concept étaient connues. Kante et son équipe prétendent aujourd’hui y répondre pour certaines :

  • Limitation angulaire : les ondes doivent être déviées par rapport à un observateur en face de l’objet, et la lumière arrivant à un angle de 45 degrés avec une tolérance angulaire de 6 degrés – l’équipe annonce tester d’autres solutions pour accroitre cette tolérance
  • Limitation du camouflage : on ne peut à la fois camoufler aux ondes radar et dans le visible. Pour le coup, cette limitation demeure vraie.

Mais la plus importante limitation, c’est que l’objet, camouflé ou non, continue à cacher ce qui se trouve derrière lui. Le concept est donc pour l’instant réservé aux milieux simples : camoufler un drone en appliquant le matériau sur sa surface ventrale, par exemple. Et par beau temps…

En revanche, la production du matériau ne semble pas poser de difficulté majeure, en termes d’échelle, de délais ou de coûts.

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Petit détail amusant : le Pr Boubacar Kante, bien que travaillant aux Etats-Unis… est français et a reçu son doctorat à l’université d’Orsay. A suivre donc: le déploiement opérationnel de telles solutions (limitées dans un premier temps) est envisagé dans une période de 5 à 10 ans.

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La plante s’appelle Arabidopsis Thaliana, et c’est un modèle classique en biologie moléculaire du développement. Des chercheurs de l’université de York, au Royaume-Uni, viennent de montrer qu’une mutation provoquée dans son génome lui procurait des capacités inédites : celles de décontaminer les sols souillés par des résidus d’explosifs, en l’occurrence du TNT.

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Le problème : lorsque le TNT explose, il n’est pas entièrement consumé, et laisse environ 2% de matière toxique (pour les humains et les animaux) dans le sol. La décontamination de terrains militaires (et en particulier de polygones d’essais) se trouve donc être un problème complexe, d’autant que les résidus peuvent également perturber l’ensemble de la chaine microbienne du sol.

L’idée est de procurer à des plantes la capacité d’extraire et de dégrader le TNT. Et ça marche : les mitochondries de certaines plantes (en gros, les organelles intracellulaires qui permettent de produire de l’énergie pour la cellule) sont capables de transformer le TNT du sol en source d’énergie pour la plante. Mais c’est un problème dans la mesure où, ce faisant, elles combinent ces molécules de TNT avec de l’oxygène … ce qui crée du TNT volatil.

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Mais c’est là que la mutation dans le génome de l’arabidopsis fait son entrée : en modifiant un gène codant pour une enzyme, la plante ne cherche plus à dégrader le TNT, mais le stocke dans les parois des cellules végétales. Et les chercheurs, en découvrant cette anomalie, ont, par croisement, créé une variété d’arabidopsis capable de stocker beaucoup de TNT sans que celui-ci ne devienne toxique pour la plante (ni pour les herbivores d’ailleurs, puisque les molécules sont complexifiées avec les parties ligneuses, qui ne sont pas digérées – bon, il faut évacuer les… résidus de digestion, en ce cas).

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Le résultat ? Une technique naturelle (pas une manipulation génétique, mais une sélection de variété) permettant de créer des plantes naturellement décontaminantes – potentiellement au-delà de la variété arabidopsis, puisque cette mutation existe dans d’autres variétés. Une technique inattendue pour traiter le problème de la décontamination des sites militaires, ou des anciens champs de bataille. En tout cas, une étude à suivre…

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…ou tout comme. Il s’agit d’un concept que l’on avait déjà pu voir au salon du Bourget 2013, chez Finmeccanica. L’idée est de développer un casque permettant au pilote de voir au travers du plancher de son cockpit, avec un champ de vue à 360 degrés.

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Pour arriver à cette fonctionnalité, six caméras ont été intégrées à l’extérieur de l’avion ; les flux vidéo sont ainsi retransmis au casque du pilote. Ce dernier, lorsqu’il regarde vers le bas (par exemple), voit donc le sol en-dessous de lui, comme s’il regardait au travers du plancher. Une fonctionnalité qui requiert une période d’accoutumance.

Le casque, le F-35 Gen III Helmet Mounted Display System de Rockwell Collins, regroupe cette fonctionnalité avec les fonctions classiques d’un afficheur tête haute (HUD), directement projeté sur la visière du pilote. Combiné à un système de suivi du regard (eye-tracking), cela permet au pilote de gérer ses systèmes d’armes avec le regard (une fonctionnalité partagée par d’autres casques modernes). Les autres caractéristiques incluent une vision nocturne, une protection anti-Laser, un enregistrement vidéo et même une fonction « picture in picture ».

A ce niveau de précision, le casque en fibres de carbone doit être réalisé sur mesure pour chaque pilote. Mais bon, après 60 milliards de dollars dépensés pour le programme F35, c’est bien la moindre des choses, non ?