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Tous ceux qui ont visité le magnifique musée de l’automobile de Turin (que je conseille sans aucune hésitation) se rendront compte que la roue, le pneu, bref, le moyen de se mouvoir pour un véhicule terrestre n’est pas forcément aussi simple qu’il n’y paraît. On y voit une collection fascinante de roues, de pneus, de concepts plus ingénieux les uns que les autres. Comme quoi, rouler, ce n’est pas simple.

En particulier, dans le monde du combat terrestre, se déplacer rapidement peut être une alternative à la course au blindage et à la protection. J’avais d’ailleurs déjà parlé dans ce blog des défis conçus par la DARPA (l’agence américaine pour les projets avancés de recherche en matière de défense). Parmi ceux-ci, le défi GXV-T (Ground X-Vehicle Technology, qui visait il y a quelques temps à inventer un nouveau concept pour le véhicule armé blindé du futur. Plus que le char de l’avenir, l’idée consistait en particulier à lutter contre l’idée que ce véhicule serait plus lourd, plus blindé, plus résistant. Avec un objectif déclaré : réduire le poids du véhicule de moitié, doubler leur vitesse de pointe (donc remplacer la protection par l’agilité et la vitesse), tout en étant capable de se déplacer sur 95% des terrains imaginables.

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Un défi ambitieux qui a permis de développer un concept novateur : un véhicule agile, transformable, doté de toutes les technologies de navigation modernes, de LIDARs permettant de cartographier l’environnement, ou encore d’un cockpit mettant en œuvre des technologies de réalité augmentée permettant de tracer l’itinéraire le plus efficace d’un point de vue tactique, avec des pare-brise virtuels utilisant des caméras en lieu et place de vitrage.

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Mais l’une des innovations les plus inattendues porte sur une technologie que chacun d’entre nous considère immuable – à tort – : la roue.

Outre des technologies finalement assez connues (l’idée de mettre par exemple le moteur à l’intérieur de la roue, un concept baptisé Electric In-Hub motor développé avec la société QinetiQ, mais connue par les constructeurs et équipementiers automobiles) le défi a permis de développer un nouveau concept : le MMES pour « Multi-mode Extreme Travel Suspension ».

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Le concept est le suivant : la roue n’est plus un dispositif fixe, mais un système, qui s’adapte au terrain et à ses irrégularités. Le système MMES a pour objectif d’ajuster dynamiquement la hauteur et la forme de la roue en fonction du terrain.

Les roues MMES du véhicule concept GXV-T sont donc des roues adaptatives hydrauliques indépendantes, qui s’ajustent au relief du terrain afin de conserver une assise stable au véhicule. Voir la vidéo ci-dessous :

Mais un système concurrent, baptisé RWT pour Reconfigurable Wheel-Track, va plus loin. La roue devient un système robotisé muni de capteurs. Sur un terrain normalement praticable, rien à signaler : la roue est un cercle qui fonctionne de manière classique. Mais dès lors que le terrain devient irrégulier ou glissant, la roue devient triangulaire, fonctionnant à la manière d’une chenille (voir la vidéo ci-après) :

Et cela semble fonctionner sur la boue, la neige, ou les surfaces glissantes comme le gravier. Outre le caractère ingénieux de la chose, j’aime beaucoup cette innovation car elle montre bien que ce que l’on prend pour acquis (la roue) est quand même susceptible d’évoluer, de progresser, d’innover.

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Le système a été développé par les cadors (sic) de la robotique, le Carnegie Mellon University National Robotics Engineering Center (CMU NREC). Et le concept fonctionne : il a été testé sur une base de véhicule HUMVEE au Maryland.

L’innovation, c’est un état d’esprit, et réinventer la roue en est indubitablement l’illustration…

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Bon, je sais ce que vous allez me dire : il a dit qu’il continuait son blog, et rien ne se passe… Effectivement, je plaide coupable. Depuis que j’ai rejoint le ministère, et l’Agence de l’Innovation de Défense, je suis un peu  à la traîne question blog. Je plaide coupable donc, mais cela ne peut que s’arranger.

Alors pour reprendre les bonnes habitudes, un petit article sur l’irruption de la technologie civile dans le monde opérationnel. Un exemple qui nous vient des Etats-Unis, mais ne vous inquiétez pas, à la fin de cet article (oui, je fais du teasing), vous verrez qu’en France, nous ne sommes pas en reste sur l’innovation de défense.

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Partons pour les USA, donc, et en particulier pour Quantico, lieu mythique des US Marines, qui comme chaque année, accueille l’exposition « Modern Day Marine ». Pendant trois jours, cette exposition présente les dernières tendances et derniers matériels au service du « marine de demain ».

En vedette cette année, le DS EZ Raider, un scooter électrique distribué par Mistral Inc. La bestiole ne pèse que 70 kilos, mais possède une capacité d’emport de plus de 200 kg. Il s’agit d’un scooter durci, aérotransportable, tout terrain et muni de 4 roues. Sa vitesse de pointe est de 70 km/h, ce qui est loin d’être ridicule. Un hélicoptère blackhawk peut transporter trois de ces bestioles.

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Donc du tout-électrique, capable d’assurer une fonction tactique élémentaire (pas de fonction militaire spécifique, mais un engin capable d’être projeté sur un théâtre, et immédiatement utilisable par n’importe quel soldat sans nécessité de formation spéciale). Reste à voir l’efficacité de l’engin et en particulier de ses batteries en environnement exigeant, désertique ou au contraire glacial. Une problématique qui n’est généralement pas la priorité des constructeurs civils.

A Modern Day Marine, on trouve aussi de la réalité augmentée – en l’occurrence les lunettes Hololens de Microsoft, utilisées lors d’une expérimentation par le Marine Corps Warfighting Lab. En l’occurrence, il s’agit d’entraîner les opérateurs de maintenance à s’entraîner à travailler sur un modèle virtuel 3D du 155mm Howitzer.

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Bon, franchement, je suis toujours un peu dubitatif sur la fonction « entraînement » de la réalité augmentée. Autant son utilisation pour de la maintenance à distance me semble apporter un réel avantage permettant à un opérateur non entraîné de faire appel à un expert, autant pour un entraînement, je suis assez réservé.

Le danger est en effet de faire de l’apprentissage négatif, c’est-à-dire d’apprendre de mauvais gestes ou de mauvais réflexes, dans la mesure où – en particulier – les retours haptiques ne sont pas reproduits. Le risque est encore plus grand en réalité virtuelle.

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Au show Modern Day Marine, on trouvait aussi un laser anti-drone développé par Boeing (et dont nous avions déjà parlé dans ce blog), le drone Bell V247 Vigilant (ci-dessus) que la société a l’intention de vendre au US Marine Corps ou encore le concept de 70mm FLETCHER capable de lancer des roquettes guidées, et destiné au combat asymétrique (ci-dessous).

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Une exposition intéressante, même si, d’après certains observateurs, il était difficile d’identifier un fil conducteur – une petite impression de « concours Lépine » du Marine, donc. Un écueil que nous nous efforcerons d’éviter (le teasing dont je parlais) lors du Forum Innovation Défense du ministère des armées.

Je vous donne rendez-vous du 22 au 24 novembre à Paris, pour une exposition ouverte au grand public, des animations inédites, des keynotes et ateliers passionnants et des démonstrations interactives, au cœur de Paris. De quoi me faire pardonner mon silence de ce dernier mois.

 

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Chers amis lecteurs, comme vous le savez, j’ai aujourd’hui de nouvelles responsabilités. Je prends à compter de ce jour avec enthousiasme et fierté la direction de la nouvelle Agence de l’Innovation de Défense du Ministère des Armées. Je ne cesserai pas d’écrire dans ce blog, à titre personnel, mais je dois avouer que ces jours, et ces dernières semaines, la préparation de la création de l’Agence a pris la totalité de mon temps de cerveau disponible.

Je vous promets donc très rapidement de reprendre le cours normal de ce blog, d’autant que de nombreuses technologies utiles pour la défense font aujourd’hui l’actualité: malwares utilisant l’IA, course à l’hypervélocité, ou agents coopératifs intelligents… Tiens, juste pour pour vous mettre en appétit: connaissez vous Quake III Arena? C’est un jeu connu depuis… oulah, pas mal de temps, qui consiste à opposer deux équipes dans un environnement en 3D temps réel, chaque équipe ayant pour objectif de capturer le pavillon de l’ennemi.

Pour la première fois, une équipe de 2 agents dotés d’intelligence artificielle a battu une équipe humaine très expérimentée. Bon, dit comme cela, rien d’étonnant… sauf que l’IA n’a pas utilisé d’informations numériques (distance entre les adversaires, statut de chaque entité…) mais a appris toute seule à comprendre l’environnement virtuel 3D présenté à l’écran, comme le ferait un joueur humain. L’IA a ainsi appris de manière autonome, en jouant 450 000 parties contre elle-même. Le résultat: l’équipe « IA » (en réalité celle de Google Deepmind) a gagné avec un taux de 74% de réussite contre des joueurs humains aguerris (65% dans un jeu de 4 contre 4, ce qui est toujours mieux que des adversaires humains). Dans le graphe ci-dessous, l’IA correspond à l’équipe FTW.

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Ce résultat montre qu’il est possible, pour des agents artificiels coopératifs, d’apprendre de manière autonome, en s’aidant uniquement des informations visuelles et contextuelles de l’environnement (certes simplifié dans le cadre de cette expérimentation), donc sans tricher. Maintenant, je suis bien évidemment conscient de la simplification de cette expérimentation, et en particulier du jeu utilisé (règles élémentaires, environnement simpliste). Je ne dis certainement pas qu’il s’agit d’une révolution dans le domaine de l’apprentissage, mais je trouve juste l’approche intéressante. Appliquée à un environnement militaire, cette expérimentation amène à considérer des systèmes intelligents, capables d’élaborer et de faire émerger des tactiques en fonction des seuls indices présents dans l’environnement.

L’IA est donc encore une fois une technologie d’importance militaire évidente; j’aborde ce sujet dans l’émission « Géopolitique: le débat » de RFI dont vous retrouverez le podcast ici, dans l’attente de vous retrouver dès lors que ce blog aura repris son fil normal. Amicalement à tous mes lecteurs, et à bientôt.

L’espion du futur

Publié: 19 août 2018 dans Non classé

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Une petite intervention de votre serviteur dans l’émission de France Inter « Double je » consacrée a l’espion du futur.

Pour écouter c’est ici

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On se souvient de l’émoi suscité il y a quelques années par les caractéristiques du dernier-né des chars lourds russes, le T14 Armata. Avec une masse comprise entre 48 tonnes et 55 tonnes en fonction des versions (et des informations disponibles!), ce char était présenté comme l’arme ultime, capable de prouesses technologiques et opérationnelles telles qu’il donnait des sueurs froides états-majors occidentaux. Avant d’expliquer le titre de ce post, revenons un peu sur les caractéristiques connues de la bête de guerre (pour ceux que cela intéresse, voici une vidéo assez longue sur le sujet).

Pour rappel, le T14 Armata construit par Uralvagonzavod comporte de très nombreuses innovations (même si certaines sont difficilement vérifiables), comme une capsule blindée spécifiquement conçue pour protéger son équipage de trois hommes, ainsi que les zones sensibles (carburant et munitions), sa nouvelle tourelle 2A83 de 152mm (!) étant quant à elle téléopérée, et amenée à remplacer l’actuelle tourelle 2A82-1M à canon lisse de 125mm. Il devrait également être capable de tirer des missiles 3UBK21 Sprinter. Le char comporte une mitrailleuse télé-opérée PKTM de 7,62mm. La conduite de tir Kalina est numérique, et le T14 est équipé de viseurs thermiques pour le tireur et le commandant. Le tir est évidemment gyrostabilisé.

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De plus, l’Armata comporte un ensemble de systèmes destinés à assurer une certaine discrétion et protection, sans aller jusqu’à une prétendue furtivité. Sa carapace comporte plusieurs couches, comme un blindage brut composite (céramique/acier), un blindage réactif Monolith, et une protection à base de Kevlar jouant le rôle de pare-éclats pour l’intérieur de la capsule de l’équipage.

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Le T14 est muni d’un système de protection active analogue au Trophy israélien. Baptisé Afganit, il s’agirait d’un système de type Hard-Kill comprenant un système radar (deux grilles de radars actifs/passifs disposées de chaque côté du canon) couplé à un système de brouillage, une conduite de tir numérique et à des lanceurs spécifiques, permettant d’éliminer tout missile ciblant le T14 (y compris ceux à l’uranium appauvri), sans doute par utilisation d’une charge EFP (Explosively Formed Penetrator).

Petite incise sur cette technologie, que l’on retrouve également dans certaines munitions françaises comme la munition Bonus. Il s’agit d’un type de charge formée, qui ressemble à une soucoupe, concave dans la direction de la cible. En explosant, la charge projette le disque en métal (généralement du Tantale) qui se déforme afin de constituer un projectile pénétrant (en général, la profondeur de pénétration est égale à la moitié du diamètre de la charge). Un concept redoutable.

Le char est également muni de détecteurs d’alerte laser lui permettant de détecter toute illumination par un ennemi. Son moteur muni d’une turbine de 1500CV lui permettrait de se déplacer dans un froid extrême, grâce à de nouveaux super-condensateurs. Avec une vitesse de 80km/h sur route, et un rayon d’action annoncé de 500km, le super-char est également doté d’une capacité de surveillance et de vision déportée aux abords du char à l’aide du drone filaire Pterodaktyl embarqué.

Bon, tout cela pour dire que l’Armata est une bête de guerre bourrée d’innovation… Mais tout ceci a un prix : 4M$ par bestiole. C’est pourquoi le vice-premier ministre russe, Yury Borisov, vient de déclarer qu’il ne serait pas produit en masse. Pas de hordes d’Armata en vue à l’Est, donc (le chiffre initialement prévu était de 2300 T14 en 2020). La Russie considère que le T-72BM (une évolution du célèbre char de combat T72 de la guerre froide) est suffisant face aux troupes de l’OTAN (je cite). Il est vrai que le T72BM  (ci-dessous) ne coûte « que » 2M$ (ce qui n’est pas grand-chose face aux 6M$ d’un M1A2 Abrams, par exemple).

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Le souci, c’est que le budget de la défense russe (environ 57 Milliards d’Euros, pas grand-chose en regard du budget de l’OTAN) ne permet pas au pays de rénover à la fois sa flotte de chars lourds, et ses autres systèmes. Le chasseur de nouvelle génération SU-57 est également mis en réserve, pour la même raison. D’aucuns suspectent que dans le cas du T14, la production n’était pas seule en cause, et que la conception du système n’était pas complètement mature.

Le T14 Armata – même s’il n’est pas abandonné – a néanmoins permis de donner un « électrochoc » en suscitant une accélération de la réflexion sur les chars du futur et leur emploi. Et rien n’est perdu pour la Russie : le T72BM (tout comme le T90) constitue déjà un beau succès à l’export. De quoi se consoler de l’Armata.

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Comme promis, de retour de vacances (un peu agitées mais aussi très agréables compte tenu de mon actualité personnelle), je reprends le fil de ce blog. J’en profite pour vous assurer que même si je prends de nouvelles fonctions, je continuerai à animer VMF214, ne serait-ce que parce que cela me force à rester ouvert et curieux. J’en profite aussi pour vous dire combien je suis heureux et impatient de débuter ma nouvelle mission, dans ce domaine qui me passionne, et pour mon pays.

En attendant, voici un drôle d’oiseau. Baptisé Cormorant, il s’agit en réalité d’un robot, hybride entre un taxi volant du film « le cinquième élément » et d’un vaisseau de Blade Runner. Initialement baptisé AirMule (on voit pourquoi ils ont décidé de changer), le Cormorant est de conception israélienne, et développé par la société Tactical Robotics, une filiale de Urban Aeronautics Ltd. Située en Israel, à Yavne, elle est dirigée par le Dr Rafi Yoeli.

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Le Cormorant est un UAV (Unmanned Aerial Vehicle) militaire, destiné à porter des charges importantes de manière autonome. Ses capacités d’emport ? 764 Kg (soit 1681 lb), à une vitesse de 100 nœuds (185 km/h), et un rayon d’action qui dépend de sa charge utile, hors fuel (plusieurs centaines de km à vide, environ 50km avec une charge d’une demi-tonne). Il est propulsé par deux turbines soufflantes incluses dans la carlingue (connectés au moteur Turbomeca Arriel 2N) qui lui confèrent des capacités VTOL (Vertical Take-Off and Landing) avec un facteur de taille très compact en comparaison d’un hélicoptère classique (3,5m de largeur, 2m30 de hauteur, 6m20 de longueur), ainsi que par deux rotors horizontaux.

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En pratique, cela revient à emporter des charges lourdes (eau, nourritures, armement), ou plusieurs blessés dans le cadre d’une évacuation sanitaire, par exemple. Les concepteurs ont d’ailleurs prévu que le blessé, une fois embarqué, puisse être connecté via une liaison satellitaire à un centre de télédiagnostic ayant notamment accès à l’évolution de ses constantes vitales.

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De plus, le Cormorant est construit en fibres de carbone, ce qui permet de lui conférer une certaine discrétion radar (la signature infrarouge étant elle aussi réduite par l’emploi de systèmes de refroidissement par air, ce qui donne au Cormorant sa forme un peu étrange). Son système de stabilisation lui permet de résister à des vents de 40 nœuds, même si la vidéo du dernier essai du Cormorant montre que le vol ne doit pas être de tout repos, surtout pour un blessé – voir ci-dessous.

Pour assurer une certaine stabilité, un système original a été développé par Tactical Robotics. Il s’agit de micro-rotors en cascade situés à proximité des turbines soufflantes. Le souci ? Sans un système de stabilisation dynamique, le problème – connu – de ce type de turbine est une sensibilité trop importante notamment aux rafales et vents de travers. Le système imaginé par les concepteurs du Cormorant consiste à disposer des micro-rotors à proximité des turbines (aspiration et sortie), contrôlés électroniquement de manière à générer des forces contraires permettant d’équilibrer le véhicule.

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En ce qui concerne son pilotage, un plan de vol est rentré dans le système de préparation et de conduite de mission (deux valises tactiques avec leurs écrans) – une fois ce plan validé, l’opérateur peut laisser la bête en pilotage autonome, même s’il peut reprendre la main en cas de besoin. Bon, si vraiment il y a un gros souci, le système dispose tout de même d’un parachute avec un système de déploiement par fusée.

Ce type de véhicule semble donc appelé à se généraliser, qu’il s’agisse du côté autonome (drones en tous genres) ou du système de propulsion de type hoverboard. A ce sujet, une pépite française, la société Zapata, a développé un système impressionnant – voir ce post – qui pourrait sans doute être utilisé pour les besoins des Forces Spéciales. Un domaine à suivre, qui montre qu’au-delà des « robots tueurs » et autres fantasmes, la robotique opérationnelle est bel et bien un domaine en expansion, au service des opérationnels et au plus près du terrain.

Blog en vacances

Publié: 11 juillet 2018 dans Non classé

Exercice de lutte anti sous-marine (LASM) "SQUALE" du 8 au 12 d

J’avais oublié de le mentionner… ce blog est parti en vacances. Reprise des posts dans la semaine du 23 juillet. Bon été à tous.