Articles Tagués ‘General Atomics’

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Dans ce blog, on aime bien également suivre le devenir des innovations qui ont déjà fait l’objet d’un article. En l’occurrence, un petit coup de projecteur sur TALOS. Si vous vous en souvenez (voir cet article), TALOS – pour Tactical Assault Light Operator Suit – est une armure individuelle développée pour les besoins des forces spéciales américaines (US SOCOM). Elle consiste en une panoplie technologique très impressionnante censée rentrer en service en 2018, en vue d’assurer une protection balistique optimale aux fantassins.

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En particulier, TALOS possède une armure liquide intégrée, activée par champ électrique (rappel : il s’agit d’un matériau magnétorhéologique à base de nanoparticules, capable de changer son état de liquide à solide en quelques millisecondes, lorsqu’un champ magnétique ou électrique est appliqué). Lors de la conférence 2016 Special Operations Forces Industry Conference (SOFIC), l’US SOCOM est revenu sur le projet pour en donner les avancées actuelles.

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Au-delà de la protection conférée par le liquide, TALOS comprend des senseurs pour la vision augmentée du fantassin (IR, IL), un système intégrée de chauffage/refroidissement,  des capteurs permettant d’inférer l’état physique, voire des systèmes permettant automatiquement de stopper une hémorragie ou de fournir de l’oxygène. General Atomics, le célèbre fabricant de drones, est également de la partie, puisqu’il fournit un générateur hybride thermique/électrique pour l’armure. Capable de monter à 10 000 rpm (assez bruyamment), le système peut passer en « tout-électrique » pour préserver la discrétion. Il est également équipé des nouveaux moteurs de LiquidPiston (ci-dessous) pour mouvoir l’exosquelette.

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Le planning est agressif puisqu’un premier prototype devrait voir le jour pour Aout 2018 ! Le coût du programme est estimé à 80M$ – un montant que beaucoup trouvent sous-estimé. Mais le programme a donné naissance à des « spin-offs », au premier chef d’entre elles la société REVISION.

A partir des spécifications de TALOS, la société REVISION a en effet développé le Military’s Kinetic Operations Suit, un concept qui équipe le fantassin d’un exosquelette pour les membres inférieurs, et d’une colonne vertébrale rigide, pour faciliter l’emport de charges.

Le système a également un mode réfrigération incorporé, et permet de protéger le fantassin à 60% (contre 18% actuellement) des impacts de balles. Tout ceci a mené le président Obama à déclarer publiquement « nous construisons un IronMan ». Restent encore quelques grandes interrogations : le coût, le poids, l’efficacité du système énergétique, et…la facilité à utiliser son armement des deux mains, tout en contrôlant l’armure.

La société REVISION (mais a priori sans l’armure complète) sera présente la semaine prochaine lors du salon Eurosatory 2016. Pour s’inscrire, c’est gratuit (mais réservé aux professionnels et au plus de 16 ans), et c’est ici 

 

 

 

 

 

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Décidément, alors que sort la bande-annonce du futur opus de StarWars, le laser n’a jamais été aussi présent dans le domaine de l’innovation technologique de défense. Oublions les canons lasers pour détruire les drones (quoique) précédemment décrits dans ce blog, je reviens cette semaine sur deux informations provenant, comme à l’habitude, d’outre-Atlantique.

En premier lieu, l’US Army  (AMRDEC : U.S. Army Aviation and Missile Research Development and Engineering Center) et l’US Air Force (Air Combat Command et Redstone Test Center) ont annoncé un partenariat en vue de développer des véhicules type MRAP – Mine Resistant Ambush Protected – résistants aux mines et engins explosifs improvisés, dotés d’armes laser de déminage. L’idée est ainsi d’intégrer un Laser développé par l’Air Force (Zeus III) sur un MRAP de type Cougar (voir ci-dessous), afin de faire détoner à distance des bombes enterrées à 300m de distance.

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La problématique se pose typiquement dans le cas du « nettoyage » de pistes d’atterrissages minées, ou contaminées par des explosifs artisanaux, ou par des bombes non explosées. Avec l’engin baptisé RADBO (Recovery of Airbase Denied by Ordinance), il devient possible d’accélérer le nettoyage de telles zones. Pour ce faire, le RADBO dispose de deux alternateurs afin de procurer une intensité de 1100 ampères, suffisante pour faire fonctionner le laser. Ce dernier est placé sur un bras manipulateur permettant à l’équipage de manier le laser en restant à l’abri dans le véhicule. Une décharge du laser est capable de faire détoner 25 kg d’explosif.

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Le prototype ayant été jugé efficace, une première commande de 14 RADBO a été engagée.

La seconde annonce a été quant à elle réalisée par l’US Air Force, qui annonce vouloir déployer des armes laser sur l’ensemble de ses avions de combat d’ici…2020. Ces « pods à énergie dirigée » permettraient de neutraliser des missiles, des drones, et, ne nous en cachons pas, d’autres avions.

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Un premier candidat a été développé par la société General Atomics (connue pour ses drones PREDATOR et REAPER). Il s’agit du laser HELLADS (High Energy Liquid Laser Area Defense System), un laser de 150kW miniaturisé (moins de 5kg par kW, pour un volume de 3m cubes). Il s’agit d’un laser dit liquide, car à la différence des autres lasers utilisant des milieux solides, le faisceau passe à travers des couches de céramique baignées dans un liquide refroidissant circulant rapidement. Cela permet d’éviter le principal problème des lasers solides : la surchauffe qui oblige à tirer des impulsions laser. Le laser liquide permet quant à lui de générer des faisceaux continus sans surchauffe. La technologie précise est gardée confidentielle : General Atomics parle de « ThinZag Ceramic solid-state laser technology » (comprenne qui pourra).

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Une ambition certaine, mais qui pourrait connaître des décalages, car la DARPA n’envisage pas la généralisation de ces technologies avant…2030. Pour la sortie du 12e épisode de StarWars , sans doute…