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Tianhe 2 Corridor

Voici le superordinateur le plus puissant du monde: leTianhe-2 (Voie Lactée) de l’Université de la Défense de Guangzhou en Chine. D’une puissance de 54 Petaflops (soit 54 millions de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde), il comporte 16000 noeuds de calcul, 3 120 000 coeurs correspondant à 80 000 processeurs Intel Xeon, et nécessite 17,808 KW pour fonctionner. Il est suivi par le TITAN Cray X7 du Oak Ridge National Laboratory, deux fois moins puissant.

Pour voir une classification des ordinateurs les plus puissants au monde, voir le Top 500.

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Watson, vous vous souvenez? Le superordinateur d’IBM capable de jouer à Jeopardy… Eh bien il a bien grandi.

IBM a annoncé plusieurs nouvelles fonctionnalités concernant cet ordinateur cognitif. En premier lieu, via la plateforme IBM Bluemix Cloud Computing, les développeurs peuvent se connecter à Watson dans le cloud, et effectuer des requêtes directement dans leurs applications. Mais surtout, Watson devient plus « intelligent », en intégrant cinq fonctionnalités ou capacités (selon le point de vue anthropomorphique ou non que l’on souhaite adopter) supplémentaires:

  • le « speech to text » : aujourd’hui capable « uniquement » de convertir l’anglais audio en texte
  • le « text to speech » à partir de l’anglais et de l’espagnol
  • la reconnaissance visuelle d’images et de vidéos, afin de fournir une information sémantique sur leur contenu
  • l’analyse de compromis, permettant d’aider les utilisateurs à prendre des décisions lorsqu’ils sont confrontés à des objectifs multiples et éventuellement conflictuels
  • l’exploration de concepts, permettant, à partir d’une entrée de l’utilisateur, d’explorer les associations allant au-delà d’un simple appariement syntaxique.

Cela porte à 13 le nombre de fonctionnalités de Watson. Toutefois, il est intéressant de souligner qu’en rendant ce type de fonctions disponibles au plus grand nombre, des technologies qui jusqu’ici relevaient de la souveraineté se retrouvent ainsi exposées et accessibles à des pays qui en étaient dépourvus. Bien évidemment, ce n’est pas demain que Daesh disposera de sa propre NSA… Mais il convient de rester vigilant et de ne pas sous-évaluer le risque lié à la dissémination de technologies en rupture, désormais accessibles à tout un chacun.